| Un petit tour du côté du Monteviso |
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Cresta este della Punta Udine
Joëlle et Gilles dans la face est du Graneiro
La Madone du Graneiro
Arête Est du Mont Viso
Lever de soleil
Vue en direction des Alpes orientales
Pause pique-nique face à la plaine du Pô
Dans l'un des ressauts de l'arête
Sommet |
Joëlle et Gilles m'avaient contactés pour que je leur concocte quelques jours de préparation pour l'ascension du Cervin mais en raison du mauvais temps qui sévissait sur le nord des Alpes, je leur propose d’aller grimper dans la région du Viso, depuis le refuge Giacoletti pour ensuite se fixer comme objectif de fin de semaine cette fameuse arête Est du Monteviso comme l’appellent les italiens. S’en suivirent 3 magnifiques journées d’escalade au soleil sans personne aux alentours. La vallée, la montagne, la face et la voie nous appartenaient. Ce fut du pur bonheur que de gravir ces longueurs de rocher dans un cadre sauvage à souhait, à partir d’un refuge accueillant où l’on s’est sentit très vite comme chez nous. Enfin, on termine par l’ascension du Mont Viso avec un départ à la frontale pour trouver l’attaque de la voie. Deux lumières vacillent très haut sur le fil de l’arête, les 2 seuls signes de vie qu’on observera sur toute l’ascension, une fois de plus on profitera seuls du lever de soleil sur la plaine du Pô, de l’escalade raide des ressauts de l’arête, du pique-nique confortable au pied de la Tour Saint Robert, etc…Et au sommet, on a vu la mer !!
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| Une certaine idée de l'alpinisme |
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Au sommet des Dômes de Miage
Vers le sommet du Grand Paradis - 4061m
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L’année d’après c’est l’Aconcagua mais là, il s’agit d’une toute autre montagne culminant à près de 7000m, 6970m précisément, et la fatigue, le mal d’altitude, la promiscuité, la tension psychologique et le mauvais temps ont raison de leur volonté et ils doivent rebrousser chemin aux environs de 6000 mètres. Mais leur enthousiasme n’est pas entamé, loin s’en faut. De retour en Hollande, ils se mettent à la recherche d’un guide qui pourrait les emmener…..devinez où ?…au Mont-Blanc bien sûr et un ils tombent sur Jochem, un ami à eux que j’ai emmené justement sur le toit de l’Europe quelques années en arrière…. Quelques mois plus tard, en plein centre de Chamonix, je rencontre Joost et Annieke accompagné d’Adrian qu’ils ont eu la gentillesse d’inviter ! Et nous voilà tous les 4 partis pour un stage Mt Blanc… Nous gravissons d’abord les Dômes de Miage en 3 jours afin d’habituer tout le monde à marcher correctement en crampons, à se servir du piolet et de la corde et surtout de passer 2 nuits en altitude dans des refuges afin d’acclimater nos organismes à l’altitude. L’arête sommitale des Dômes est l’une des plus esthétiques qui soit et j’observe avec plaisir Joost et Annieke qui ne boude pas leur bonheur d’être là, plutôt en forme et seulement 4 ou 5 jours depuis leur départ de Hollande…. Les 2 jours suivants, il pleut intensément sur Chamonix et il neige à relativement basse altitude… l’ascension du Mt Blanc par le 3 Monts me paraît compromise en raison des quantités de neige accumulées ces derniers jours. Il me paraît donc plus judicieux d’orienter l’équipe vers un sommet moins haut, plus sûr, le Grand Paradis –4061m. Et grâce à une météo excellente à l’exception d’un vent assez violent à proximité du sommet, Joost et Annieke retrouve les sensations de plaisir et de sérénité sur un haut sommet des Alpes sans l’appréhension, l’inconfort et souvent l’extrême difficulté des « plus » hauts sommets. Ma mission est donc remplie : j’ai convaincu je crois mes amis que la pratique de l’alpinisme se fait par étape et que le plaisir est souvent à retirer du simple fait d’être à sa place en montagne : avoir les connaissances et la pratique nécessaires pour aborder un sommet, ne pas être à l’agonie pour atteindre le sommet, pouvoir apprécier chaque heure, chaque minute de l’ascension parce qu’on a une marge physique et technique sont des facteurs qui aboutissent au bonheur de la pratique de l’alpinisme, à condition d’avoir choisi un objectif raisonnable. C’est aussi l’avantage de ce « Stage Mont-Blanc » qui se déroule sur 6 jours. On a le temps de gravir un ou 2 sommets avant le Mt Blanc afin de faire prendre conscience aux gens que l’alpinisme peut-être synonyme de bonheur et de plaisir même sur des montagnes dont l’altitude ne se réfère pas à un chiffre magique, dont le nom du sommet est inconnu du grand public, où le refuge sera sans doute plus confortable, où il y aura moins de monde, etc…
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| Escalade dans le massif de l'Argentera |
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Ambiance autour du refuge
Adrian dans`Saxifraga" 200m - D+
"Michelangelo" à la Punta Stella
Le jardin d'Eden ?...
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Un rocher excellent, du grand beau temps pendant 3 jours, une voie exceptionnelle, "Michelangelo" sur la face est de la Punta Stella, juste en face du refuge, 700m dans le 5sup/6a avec 2 longueurs plus corsées, seuls au monde, Luca fait une cuisine de rêve, notamment son fameux Risotto à la milanaise, les yeux et le sourire de Jessica.... Bref mille et une raisons pour que j'y revienne, tout simplement un petit bout de paradis !
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| Eté 2007 |
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Lac Nahuel Napi - Bariloche - Nord de la Patagonie
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Enfin ! Enfin un peu de soleil dans ces vallées, enfin les montagnes réapparaissent sous un blanc et lourd manteau neigeux ! Il fait beau depuis 4 jours et c’est la 1ère fois que cela arrive depuis le mois d’avril : pas une seule période de beau temps de plus de 3 jours en 4 mois ! Des fronts froids, des tempêtes accompagnées de brusques chutes de températures amenant la neige à basse altitude, des changements de programmes, des annulations auprès des refuges, des réservations dans un autre massif où la météo est la plus clémente, etc… tout cela faisant parti tout bonnement des impératifs du métier afin d’offrir aux gens qui nous font confiance un programme digne de ce nom en haute montagne. Bref ! on était plus souvent encapuchonné avec la boussole et la carte à la main qu’en train de se protéger avec de l’écran ! C’est d’ailleurs l’une des excuses derrière laquelle je me cache pour justifier le peu de photos estivales….
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| Semaine typique de l'été |
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Alison, Alan et Bruce au sommet du Castor
Alan à fond sur une tyrolienne - Gorge de Zermatt
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Malheureusement, les jours qui suivent sont glauques : d’abord de la pluie quasiment sans discontinuer et ensuite de la neige dans le village même de Zermatt à 1600m d’altitude !…. en plein mois d’août !!! Après 2 jours de « bricolage » entre via Ferrata au-dessus d’un torrent furieux grossi par les pluies et un peu d’escalade, je décide d’emmener mon petit monde vers la cabane Almageller au-dessus du croquignolet petit village typiquement helvétique de Saas Almagell. Cinq heures de marche plus tard sous une pluie battante, et après avoir trouvé mon chemin dans un bon 30 cm de neige fraîche, nous arrivons au refuge. Poële à bois, Rösti (spécialité suisse à base de pommes de terre râpées, fromage fondu et bacon le tout grillés à la poële), plusieurs bouteilles de vin et nous sommes bien contents d’être là. Des copains guides anglais font également parti de la fête, je serai donc pas tout seul à faire la trace demain…… Après une heure de marche dans un brouillard à couper au couteau, on arrive au col au pied de l’arête sud du Wiesmiess juste au-dessus des nuages, pile au moment du lever du soleil : lumières magiques… la marche d’hier sous la pluie est vite oubliée quand on est le spectateur privilégié d’une telle féerie…
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| Encore un peu de ski en fin de saison |
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ça tape ?
Un style, une ambiance, rien à dire !
Juste au-dessus du refuge, le 'crux' de la montée
Le Mont-Blanc au fond
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Quatre de mes plus vieux amis décident enfin de vivre une de ces aventures dont Alex se vante à presque chacun de ses séjours-éclair à Paris. En effet, cela fait presque 20 ans qu'on se connaît mais on se voit tous séparément, travail, famille, enfants obligent ! Cette fois-ci, c'est décider : la date est fixée, le programme d'entraînement bouclé (sic !), les course de matos faites, ya plus qu'à ! Ils me laissent évidemment le choix de la destination et le programme. C'est presque le meilleur aspect du boulot : se plonger dans les cartes, les topos, téléphoner aux collègues pour avoir leur avis, etc.. Je jette mon dévolu sur le Valgrisenche, à 1h30 de Cham en Italie. Le refuge Bezzi sera notre camp de base pour 3 jours. Le temps est parfait, beau et chaud, bonnes conditions de regel nocturne. Tout cela est plutôt de bon augure, mais le meilleur est à venir. Après 2 petites heures de rando, on arrive tranquillement à la cerise sur le gâteau : le refuge Bezzi ! Je ne vous citerai ici que quelques détails en vrac afin de vous inciter à vivre vous-même l'expérience. Joli chalet de pierre au fond du val entouré de pentes enneigées, où les chamois et bouquetins batifolent avec les marmottes. Plus sérieusement, il s'agit là de l'un des plus agréables et confortables refuges que j'ai eu la chance de connaître. Notre chambre est celle que l'on dénomme pompeusement 'avec vue' mais vous imaginez qu'ici ladite 'vue' n'a rien de pompeux : la grande baie vitrée donne tout simplement sur le fond de la vallée surplombée par les glaciers et les sommets de la frontière franco-italienne. Les lits individuels sont garnis de couette, les douches sont chaudes. En bas dans la salle à manger, c'est là que les **** du refuge atteignent leur pleine justification : le dîner se compose de 5 plats, faits maison bien entendu dont notamment une salade fraîche de mâche et de tomates-cerise, un tiramisu, expresso à l'italienne cela va sans dire.... Et pour le petit-déjeuner, le pain tout juste cuit au four est servi encore chaud sous nos yeux hallucinés par un tel raffinement à cette altitude. Le ski en deviendrait presque anectotique ! Mais point du tout surtout avec l'équipe de skieurs que j'ai derrière moi. Seuls au milieu du glacier, nous poursuivons notre ascension vers l'arête frontière. La descente s'avèrera un pure délice grâce à une neige transformée, parfaite à skier. Le dernier jour, nous décidons de nous offrir un p'tit tour en hélicoptère, histoire d'apprécier la vue d'un peu plus haut ! S'en suit une descente magnifique avec le massif du Mt Blanc en toile de fond. Quelques sections de pentes plus raides demandent un peu plus d'attention mais la neige est vraiment excellente et tout le monde s'offre des grandes courbes à pleine vitesse. Le plus beau ayant été de tous se retrouver et de continuer à rire comme des enfants comme si on ne s'était jamais quitté ! Merci les gars, ce fut un tout grand moment de ma saison d'hiver !
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| 26-31 Mars : Découverte de la Mecque du ski de rando paisible et confortable : la Silvretta ! |
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Quelques flocons, rien de grave
Grandes étendues - pas de trace !
Un peu d'alpinisme ...
Paix et volupté
Vers le DreilanderSpitze
Free ride sur le Piz Buin Glacier
L'Equipe !
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Maria, une polonaise bourrée d’énergie et découvrant depuis peu le ski de rando, Marie-Thérèse l’habituée du raid à ski et particulièrement de la Silvretta –son 3ème séjour ! – Pierre également un randonneur averti et bon vivant, Fred et Blandine. Présentation des uns et des autres, vérification du contenu des sacs, distribution de la bouffe et du matériel commun et nous voilà tous partis pour 6 jours de rando en Silvretta.Nous étions tous impatients de découvrir notamment les refuges grand luxe, un des grands attraits de la Silvretta. Pour certains randonneurs qui deviennent rares fort heureusement, il est de bon ton de vivre une vie rustique en montagne, et donc de refuser le confort d’une douche ou d’une couette dans un refuge. Puer, c’est classe diront ceux-là. En Autriche, la pratique est toute autre. Bières à la pression, douches chaudes, repas pantagruéliques, vins et Schnaps, couettes sur lit individuel dans les chambres et j’en passe font le bonheur de tous. C’est une tradition autrichienne (également Suisse et italienne) que d’offrir un confort minimum à ceux qui parcourent la montagne. Il serait bon qu’un jour la France et ses refuges médiocres s’en inspirent… Mais après un tel havre de repos et de soins reconstituants, le groupe n’avait plus d’excuses pour ‘bieler’ le lendemain. A l’aube, tout ce beau monde se mettait en branle vers l’une ou l’autre des classiques entourants le refuge. J’essayai tant que je pouvais de m’éloigner des itinéraires ultra-classiques et donc de la quarantaine de randonneurs qui se suivaient quasiment en file indienne depuis le refuge jusqu’au sommet. Le terrain glaciaire, peu complexe, offre presque toujours des variantes qui permettent d’échapper à la foule. Nous avons eu beaucoup de chance avec le temps et les conditions de neige. J’ouvrais la trace à la montée et on laissait chacun la sienne à la descente, tout simplement. Le soir au refuge, on aprenait à mieux se connaître, le vin autrichien et le Schnaps local aidant, on a terminé ce raid fort sympathique en amis ou presque.
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| Deux séjours en Mars et Avril dans un endroit magique… |
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Brouillard -humide - transpiration
Soleil - poudre - trace
'La pente déjà raide, se redressait encore'
Itinéraire complexe et majestueux
Attention, la montagne, c'est dangereux !!
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Ce week-end là, les conditions sont hivernales. Il a neigé faiblement tous les jours de la semaine, avec des températures relativement douces. J’étais confiant sur une relative stabilité des pentes, sentiment qui doit être confirmé sur place, quitte à prendre une solution de repli le cas échéant… La première chose que je fais en quittant le télésiège : je sors carte, boussole et altimètre afin de m’orienter dans ce brouillard épais qui nous entoure. Le col est juste au-dessus de nous, au bout d’un couloir encaissé qui se raidit sur les 100 derniers mètres. J’ouvre la trace dans un bon 50cm d’épaisseur de neige, ce qui n’est pas pour me rassurer mais je m’aperçois vite que le trop plein s’est purgé de lui-même. De l’autre côté du col, c’est le grand beau temps. On laisse alors derrière nous la petite station de ski et on plonge sur le lac, entouré de grandes montagnes dont les pentes raides, sous l’action du soleil, déversent leurs avalanches dans un fracas assourdissant. L’isolement est total et la descente paradisiaque : juste nous 3 à se partager d’immenses pentes vierges, à slalomer entre les mélèzes dans une couche de poudreuse sur laquelle on laisse la trace éphémère de notre passage. A la montée du 2ème col, la chaleur de midi rend la neige lourde et l’effort pénible. Le brouillard nous a rejoint et à la faveur d’une éclaircie, nous apercevons le refuge à moitié enseveli sous la neige fraîche. Pas une trace, les volets fermés, le refuge est à nous. Nous coupons du bois, mettons le poêle en route et bientôt on se ressasse les bons moments de la journée autour d’un bol de thé chaud. En raison d’une configuration géologique et glaciaire complexes, l’itinéraire du lendemain n’est pas facile à trouver mais grâce aux indications qu’un collègue guide m’a donné avant de partir, le nez sur la carte, j’ouvre la trace au petit matin entre hautes falaises, plateaux glaciaires et pentes raides. Les conditions restent hivernales, et à l’approche du col le vent forcit, l’accumulation de neige fraîche rend la trace pénible et nous augmentons les distances entre nous, toujours seuls au monde. C’est décidément dans ce genre d’ambiance que mon plaisir d’être en montagne prend tout son sens. Trouver la bonne voie, assurer notre sécurité par des conditions délicates, affronter les rigueurs de l’hiver qui aiguisent nos sens en alerte, sensations qui rendent ce métier si passionnant. Nous atteignons finalement le col et face à nous s’ouvre un panorama familier : l’entier massif du Mt blanc jusqu’aux premiers hauts sommets du Valais. Un mois plus tard, j’étais de retour dans ce massif. J’étais accompagné cette fois-ci de Jean et Fabrice avec qui j’avais déjà partagé de nombreuses journées de rando et d’alpinisme. Depuis plusieurs années, ils ne me cachaient plus leur envie de parcourir l’Oberland Bernois à skis et à chaque fois la mauvaise météo nous contraignait à changer nos plans. Cette fois-ci, les refuges étaient archi combles pour cause de week-end de Pâques. Je leur soumets donc mon envie de revenir dans cette région voisine de Chamonix où l’absence de sommets mythiques, d’altitudes commençant par un ‘4’ ou de refuges gardés permettaient un ski sauvage et isolé. Ils acceptèrent ma proposition avec une moue dubitative… Mais après 3 jours passés entre cols, sommets et lacs inconnus, ils reconnaissaient l’intérêt de parcourir les montagnes pour le seul plaisir d’y être seuls ou presque et non dans le but de ‘faire des croix’ et de remplir une liste d’ascensions, mythiques ou pas.
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| 14-17 Mars : L’ex-gang de la Royal Army est de retour ! |
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Au sommet du Mt Joli
Poudre versant Megève
Vers le sommet de la Becca de la Traversière
Sommet - La Grande Sassière au fond
Retour au refuge Benevolo
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Nous décidons pour le 1er jour de les emmener dans un coin qu’ils ne connaissent pas encore, le Mt Joli, entre les Contamines et Megève. Depuis le sommet gravi les skis sur l’épaule, on admire la vue sur le Mt Blanc et les Dômes de Miage et on ne peut s’empêcher d’élaborer des projets pour nos prochaines aventures : le glacier d’Armancette par exemple, ou pourquoi pas, le Mt Blanc à ski. Ce sont tous plutôt des bons skieurs habitués à fournir des efforts sans se plaindre et ces ‘bambées’ sont sans aucun doute à leur portée. Mais avant que la neige se transforme trop, on bascule nos spatules dans le versant des Contamines. De larges et longues pentes en neige de printemps permettent à chacun d’adopter leur meilleur style et le tout à pleine vitesse et ponctué de cris d’enthousiasme. Depuis la terrasse d’un snack sur les pistes de la station, on ne se lasse pas d’admirer la pente tout juste ‘ridée’. Que du bonheur cette neige : dans ces conditions parfaites de neige transformée, chacun se prend pour un champion du monde de ski, tout simplement. Mais la journée n’est pas finie, loin s’en faut. Depuis le même sommet, nous nous dirigeons vers le versant de Megève encore à l’ombre et là, quelle n’est pas notre surprise d’observer la pente qui s’ouvre sous nos spatules sans la moindre trace, une semaine après la dernière chute de neige ! Fantastique, incroyable, un tel miracle à 1/2 h de Chamonix ! Un moniteur de ski de Megève rencontré en fin de journée en attendant le bus nous fait même remarquer qu’il n’avait jamais vu autant de traces dans ce secteur. Nous étions 8 ce jour-là… Les jours d’après, nous nous rendîmes dans le Val de Rhêmes, une vallée adjacente au val d’Aoste en Italie pour y faire du ski de rando pendant 3 jours depuis le confortable refuge Benevolo. La face ouest de la Grante Parei n’étant pas en condition, nous nous dirigeons vers la Becca de la Traversière. L’ascension de l’arête sommitale nécessite l’emploi de la corde et du piolet. Au sommet, traditionnelle session de photos autour de la croix chrétienne. Neil et moi, toujours dans la recherche de la meilleure distraction pour nos Boys, avions aperçu à la montée une vague brèche sur l’arête nord de la montagne qui, visiblement, donnait accès à une belle pente raide et non tracée. En nous approchant de la corniche, on s’aperçoit que le passage n’est pas si aisé qu’il paraît, des rochers brisés à désescalader suivis d’un raide couloir amuseront très certainement notre équipe. Et re-corde, re-piolet, Neil en contre-bas pour réceptionner notre beau monde, moi à la brèche assurant chacun d’eux dans ce passage délicat. Ensuite, quelques virages dans la pente soutenue et dans une neige…plutôt moyenne, mais l'aventure était au rendez-vous, les sourires avec !
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| 12-13 Mars : Antoine, de retour dans les Alpes |
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Le sommet
D'autre question ?
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Il me fait confiance pour lui dégoter un coin paisible et pépère, loin des foules. Tout près des aiguilles verticales chamoniardes et de ses glaciers austères et suspendus, s’ouvre le Désert de Platé juste derrière la chaîne des Fiz. Depuis Flaine et ses belles remontées mécaniques, on bascule sur le Désert : terrain idéal pour une pratique tranquille du ski de rando : dénivelée peu importante, pentes douces, vue magistrale sur le massif du Mt Blanc et surtout, surtout, absolument personne ! Et au risque de me répéter, profiter de la montagne comme si elle nous appartenait est bien le comble du luxe de notre ère moderne, et j’abuse de ce luxe sans vergogne. L’aiguille du Marteau nous accueillera donc Antoine et moi sur son sommet dominant toute la haute vallée de l’Arve. Ses pentes ‘nord’ nous réserveront une neige poudreuse immaculée déposée sur des dômes arrondis parfaitement ‘designés’ pour un ski hors-piste tout en douceur. Partager ces instants avec un ami sur une montagne isolée de la Haute-Savoie par un temps radieux fait parti de mon bonheur, assurément.
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| 20 Février : Une équipe de Marnaz à la Brèche ‘Puiseux’ |
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Le couloir d'accès à la Brèche Puiseux
Glacier du Mt Mallet et l'arête des Périades au fond
Janik devant les Grandes Jorasses
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La ‘Brèche’ Puiseux se situe sur l’arête très découpée des Périades, séparant le glacier homonyme de celui du Mont Mallet, au pied de la fameuse face nord des Grandes Jorasses. Aujourd’hui, 3 jeunes gens de Marnaz, un village du bas de la vallée, m’accompagnent. Cécile, Janik et Yann sont des habitués du ski de rando, mais leurs expériences se limitent à des pentes de moyenne montagne, loin des glaciers et des pics de la haute altitude du massif du Mt Blanc. D’ailleurs, en descendant la Vallée Blanche et en collant les peaux sur les skis au pied de la montée, ils ne cachent pas leurs impressions : c’est grand, gigantesque même, les crevasses semblent barrer l’accès au col que l’on n’aperçoit même pas tellement il est loin !!! Détendez-vous les gars, ça va bien se passer. Une petite révision de la ‘conversion amont’, un rythme tout doux pour commencer et nous voilà tous les 4 en file indienne à contourner les crevasses du glacier. Au pied du couloir qui mène à la Brèche, on attache les skis sur le sac, on chausse les crampons, on s’encorde, on troque les bâtons pour le piolet, et ainsi équipés, nous poursuivons notre route vers la Brèche. Le soleil commence à taper et les gouttes de sueur à rouler sur le front et à couler dans les yeux. Mais la Brèche se rapproche, se défend aussi avec un dernier pas en rocher. De l’escalade maintenant !! Et ce n’est pas fini, à califourchon sur l’arête, on découvre l’autre versant, les Grandes Jorasses en pleine gueule, l’ombre du glacier qui nous enveloppe et Alex qui installe une corde pour nous ‘mouliner’ comme il dit sur la première pente skiable. Toutes ces manœuvres font partie de ces journées en haute montagne ou le skieur devient tour à tour alpiniste, équilibriste et funambule adaptant son mode d’évolution au terrain rencontré. Nous sommes ici loin des rébarbatifs 1800m de dénivelée du Mt Blanc des Dames, j’ai nommé le Buet, où jamais je ne vous emmènerai !
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| 26 Février : ça y est !! Gros mauvais temps sur l'Alpe - Du grand ski dans les jours à venir ! |
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| Premiers jours de Février : randos dans le massif du Mt Blanc |
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Départ matinal depuis le refuge du Requin
Lever de soleil sur le Tacul et l'aiguille du Midi
1ers virages
Pause casse-croûte sur la Mer de Glace
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Eric, Stanislas et Romain sont là pour 3 jours. Pour en profiter pleinement, une nuit au refuge du Requin est décidée afin de profiter au petit matin de la lune qui laissera petit à petit la place aux premières lueurs du jour sur le glacier des Périades. A la descente, la neige est froide et profonde et peu de traces encombrent le glacier.
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| 27 janvier : après le caillou, le glaçon ! |
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Dans Chandelle Levure à Cogne
Cascade de Lillaz avec Dave
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Steve est un costaud, ancien footballeur de haut niveau, il profite de 3 jours d'escapade dans les Alpes sans la famille pour aller se dérouiller les membres sur un truc complètement nouveau pour lui : la cascade de glace. Deux de ses compagnons de cordée dans le Peak District en Angleterre ont réussi à le convaincre et il veut maintenant en découdre avec piolets et crampons. En 3 jours, on ira dans le Val Savarenche grimper la classique du coin : Antarès. Suivront 2 belles journées à Cogne avec Dave qui nous a rejoint.
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| Escalade en janvier et au soleil |
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Louis dans un beau mur au soleil
Fin d'après-midi - retour à l'ombre
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Avec Louis, escalade au soleil donc sur les dalles et murs raides de "SylviePhobie" , une grande voie à Barberine juste au-dessus de la frontière suisse. Il fait bon, vue sur les hors-piste des Jeurs, on enchaîne les longueurs avec délectation comme des enfants à l'école buissonnière.
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| Les premiers jours de l’année 2007 : |
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Avant de rentrer dans le vif du sujet, laissez-moi vous présentez mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de réussite, et surtout, surtout, surtout, tout aussi important que la santé : plein de bonheur en montagne, en crampons, en ski ou en chaussons d’escalade. Le mot d’ordre reste le même : faites-vous plaisir et soyez prudent !!
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| 16 janvier : La descente des Aiguilles Marbrées en excellente condition |
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Dent du Géant, vers le col des Marbrées
Les 1ers virages
Poudre
Virage sauté pour Pascal
Neige de printemps
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Depuis un moment, on a quitté les grappes d’alpinistes qui viennent s’agglutiner les uns sur les autres dans les goulottes faciles de la face est du Tacul et une fois de plus, on se retrouve seul dans cette amphithéâtre du haut de la vallée Blanche. Pascal, Romain et moi, même après des années passées dans ces parages continuons à nous extasier devant un tel spectacle, comme si c’était la première fois, comme les clients enthousiastes que nous emmenons en montagne, chaque hiver, chaque année. On goûte ce bonheur et le privilège d’être là ! Arrivés au col, le vent du nord souffle et la tête sous la capuche, je scrute les pentes du versant sud (le versant italien) pour décider de la meilleure entrée. Les premiers 60 mètres sont les plus raides de l’itinéraire et la conduite à adopter est sans aucun doute celle du « no fall technique ». La pente plonge sur 6 ou 700 mètres jusqu’au replat du glacier et les lignes de fuite accroissent encore la raideur. Pourtant, à part ces premiers mètres, ce n’est pas bien raide, un petit 40° qui, avec les conditions d’aujourd’hui, se skient en toute tranquillité. On adapte notre vitesse et la courbe de nos virages selon tous les types de neige qu’on rencontre dans la descente. Excellentes conditions : la neige de printemps fait suite à la poudreuse du haut de la pente. Au niveau de la forêt, à l’ombre des mélèzes, on décide d’une bonne pause « pique-nique ». On se croirait en avril, et pourtant le ski qu’on a effectué plus haut était typiquement celui d’un mois de février. Nous reprenons ensuite la benne d’Helbronner pour finir par la combe de la Vierge, puis la Vallée Noire : les glaciers sont « remplis » de neige, les crevasses bouchées, la neige bonne ! Qui a dit que ce début d’hiver était pauvre en neige ?
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| 15 janvier : Une petite mais costaude goulotte dans le Triangle du Tacul : La Goulotte Perroux |
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Avec Andy, nous reprenons goût à l’altitude en ce début d’année dans une ligne de glace et de mixte très épurée, presque trop à mon goût : il n’y a quand même pas beaucoup de glace et je m’applique tant que je peux à crocheter, coincer ou poser le plus délicatement possible lames et pointes des engins dont je suis affublé depuis tôt ce matin. Et puis ça passe, tant bien que mal. Encore une belle journée volée en montagne !
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| 13 janvier : Ski de rando au pied des Dents du Midi |
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Au col de la Golette
Les spatules dans le lac de Susanfe
Traversée du lac gelé
La pause
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Depuis le col atteint grâce à une bonne série de conversions, on bascule versant nord. La vue est à couper le souffle : autour du lac gelé de Susanfe, se profilent de magnifiques et grandioses sommets qui me rappellent les Andes, en toute simplicité. La silhouette des Dents du Midi se détachent sur le bleu foncé du ciel, la Tour Sallière et la Haute Cime en imposent … Les possibilités de ski sont dans ce secteur. Deux « cabanes » (celles de la Dent Jaune et de Salanfe) desservent d’innombrables itinéraires à ski, à faire en 2, 3 ou 4 jours afin de profiter pleinement de ce petit massif, si sauvage, si beau. Et puis on est seul aujourd’hui, c’est vraiment une de ces journées parfaites où l’on jouit de profiter de ces instants avant la cohue de février, mars, avril… janvier est mon mois préféré, sans aucun doute !
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| 1ère neige, 1ère rando....jour pour jour un an après celles de 2005 |
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Vers la Testa Bernarda - Le Mont Blanc en arrière plan
Les 1ers virages de la saison : qu'est-ce que c'est bon !
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Yves et moi n'avons pas hésité. Dès la fin de la perturbation, nous nous sommes engouffrés dimanche matin dans le tunnel du Mont-Blanc pour aller faire de belles traces dans le val Ferret italien. Poudreuse légère, personne, un panorama dont on ne se lasse pas. Bref, une belle première journée sur les skis. Je vous souhaite donc une belle entrée dans l'hiver et espère vous voir bientôt à pied d'oeuvre ! Alex
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| Septembre 2006 : Laissons nous rêver de l'hiver qui approche... |
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Vers le lac des Chéserys - Chamonix - Octobre 2006
Cascades du Pas de Chèvre
Sur la traversée Midi-Plan
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- Week-end d’initiation à la cascade de glace à Chamonix : l’escalade des cascade de glace est un jeu subtil et fascinant : en 2 jours, vous apprendrez les bases techniques et gestuelles de cette escalade particulière. Le 2ème jour sera consacré à la réalisation d’une cascade de 2 ou 3 longueurs, votre première grande voie en glace, et sans doute pas la dernière ! - Le stage « ski découverte » : Durant ces 5 jours, vous skierez sur les grands classiques hors-piste de la vallée de Chamonix. Chaque jour, votre guide vous fera découvrir un domaine différent. Ses objectifs : trouver la meilleure neige, vous faire évoluer et améliorer votre technique en neige poudreuse, tourner avec l’exposition du soleil, et bien sûr avant toute chose : votre sécurité.
- Stage Neige & Glace – 5 jours à Chamonix : Ce stage est axé sur de l’alpinisme pratiqué en hiver ou alpinisme hivernal. Vous êtes un grimpeur occasionnel, vous avez effectué quelques courses en montagne l’été, vous voulez désormais approcher la montagne dans sa parure hivernale : cascades de glace, goulottes et courses de neige seront vos lignes d’ascension. | | |