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Les premiers jours de l’année 2007 :









Avant de rentrer dans le vif du sujet, laissez-moi vous présentez mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de réussite, et surtout, surtout, surtout, tout aussi important que la santé : plein de bonheur en montagne, en crampons, en ski ou en chaussons d’escalade. Le mot d’ordre reste le même : faites-vous plaisir et soyez prudent !!

 

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16 janvier : La descente des Aiguilles Marbrées en excellente condition

Dent du Géant, vers le col des Marbrées

Les 1ers virages

Poudre

Virage sauté pour Pascal
Neige de printemps

Depuis un moment, on a quitté les grappes d’alpinistes qui viennent s’agglutiner les uns sur les autres dans les goulottes faciles de la face est du Tacul et une fois de plus, on se retrouve seul dans cette amphithéâtre du haut de la vallée Blanche. Pascal, Romain et moi, même après des années passées dans ces parages continuons à nous extasier devant un tel spectacle, comme si c’était la première fois, comme les clients enthousiastes que nous emmenons en montagne, chaque hiver, chaque année. On goûte ce bonheur et le privilège d’être là !

 

 

 

Arrivés au col, le vent du nord souffle et la tête sous la capuche, je scrute les pentes du versant sud (le versant italien) pour décider de la meilleure entrée. Les premiers 60 mètres sont les plus raides de l’itinéraire et la conduite à adopter est sans aucun doute celle du « no fall technique ». La pente plonge sur 6 ou 700 mètres jusqu’au replat du glacier et les lignes de fuite accroissent encore la raideur. Pourtant, à part ces premiers mètres, ce n’est pas bien raide, un petit 40° qui, avec les conditions d’aujourd’hui, se skient en toute tranquillité. On adapte notre vitesse et la courbe de nos virages selon tous les types de neige qu’on rencontre dans la descente. Excellentes conditions : la neige de printemps fait suite à la poudreuse du haut de la pente. Au niveau de la forêt, à l’ombre des mélèzes, on décide d’une bonne pause « pique-nique ». On se croirait en avril, et pourtant le ski qu’on a effectué plus haut était typiquement celui d’un mois de février. Nous reprenons ensuite la benne d’Helbronner pour finir par la combe de la Vierge, puis la Vallée Noire : les glaciers sont « remplis » de neige, les crevasses bouchées, la neige bonne ! Qui a dit que ce début d’hiver était pauvre en neige ?

 

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15 janvier : Une petite mais costaude goulotte dans le Triangle du Tacul : La Goulotte Perroux









Avec Andy, nous reprenons goût à l’altitude en ce début d’année dans une ligne de glace et de mixte très épurée, presque trop à mon goût : il n’y a quand même pas beaucoup de glace et je m’applique tant que je peux à crocheter, coincer ou poser le plus délicatement possible lames et pointes des engins dont je suis affublé depuis tôt ce matin. Et puis ça passe, tant bien que mal. Encore une belle journée volée en montagne !

 

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13 janvier : Ski de rando au pied des Dents du Midi

Au col de la Golette

Les spatules dans le lac de Susanfe

Traversée du lac gelé

La pause

Depuis le col atteint grâce à une bonne série de conversions, on bascule versant nord. La vue est à couper le souffle : autour du lac gelé de Susanfe, se profilent de magnifiques et grandioses sommets qui me rappellent les Andes, en toute simplicité. La silhouette des Dents du Midi se détachent sur le bleu foncé du ciel, la Tour Sallière et la Haute Cime en imposent … Les possibilités de ski sont dans ce secteur. Deux « cabanes » (celles de la Dent Jaune et de Salanfe) desservent d’innombrables itinéraires à ski, à faire en 2, 3 ou 4 jours afin de profiter pleinement de ce petit massif, si sauvage, si beau. Et puis on est seul aujourd’hui, c’est vraiment une de ces journées parfaites où l’on jouit de profiter de ces instants avant la cohue de février, mars, avril… janvier est mon mois préféré, sans aucun doute !

 

 

 

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1ère neige, 1ère rando....jour pour jour un an après celles de 2005

Vers la Testa Bernarda - Le Mont Blanc en arrière plan

Les 1ers virages de la saison : qu'est-ce que c'est bon !





Yves et moi n'avons pas hésité. Dès la fin de la perturbation, nous nous sommes engouffrés dimanche matin dans le tunnel du Mont-Blanc pour aller faire de belles traces dans le val Ferret italien. Poudreuse légère, personne, un panorama dont on ne se lasse pas. Bref, une belle première journée sur les skis. Je vous souhaite donc une belle entrée dans l'hiver et espère vous voir bientôt à pied d'oeuvre ! Alex

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Septembre 2006 : Laissons nous rêver de l'hiver qui approche...

Vers le lac des Chéserys - Chamonix - Octobre 2006

Cascades du Pas de Chèvre



Sur la traversée Midi-Plan

-          Week-end d’initiation à la cascade de glace à Chamonix : l’escalade des cascade de glace est un jeu subtil et fascinant : en 2 jours, vous apprendrez les bases techniques et gestuelles de cette escalade particulière. Le 2ème jour sera consacré à la réalisation d’une cascade de 2 ou 3 longueurs, votre première grande voie en glace, et sans doute pas la dernière !  

 

-          Le stage « ski découverte » : Durant ces 5 jours, vous skierez sur les grands classiques hors-piste de la vallée de Chamonix. Chaque jour, votre guide vous fera découvrir un domaine différent. Ses objectifs : trouver la meilleure neige, vous faire évoluer et améliorer votre technique en neige poudreuse, tourner avec l’exposition du soleil, et bien sûr avant toute chose : votre sécurité.

 

 

 

 

-          Stage Neige & Glace – 5 jours à Chamonix : Ce stage est axé sur de l’alpinisme pratiqué en hiver ou alpinisme hivernal. Vous êtes un grimpeur occasionnel, vous avez effectué quelques courses en montagne l’été, vous voulez désormais approcher la montagne dans sa parure hivernale : cascades de glace, goulottes et courses de neige seront vos lignes d’ascension. L’apprentissage des techniques de progression adaptées au terrain, de la sécurité de votre cordée et de l’organisation d’une course seront les thèmes principaux de ce stage. Ils seront développés à chaque fois dans le cadre d’une course dans le massif du Mont-Blanc.

 

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7 mai 2006 : Les Grands Montets avec J. et E., en direction du col du Chardonnet

Derniers virages de la saison...







...alors on garde le sourire, parce qu’on est là-haut, quasiment seuls sur ce glacier, dernier jour avant la clôture du domaine…Je répète à J. et E. de se méfier de cette neige, pas facile à skier surtout quand on y voit qu’à quelques mètres……quelques virages plus loin, à la hauteur de la moraine, je viens de me faire surprendre par un ‘trou’ dans lequel mon ski droit s’est enfoncé jusqu’à la chaussure, je bascule en avant et ‘cr..crâââc’, c’est l‘accident, grosse douleur, évacuation en hélico jusqu'à l'hôpital de Sallanches, opération, verdict : double fracture tibia/péroné, 3 à 5 mois d’immobilisation…Fin de saison...

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29 et 30 Avril : Ascension des Dômes de Miage et descente par le glacier d’Armancette

En quittant le refuge des Conscrits

André et Caroline me rejoignent au col des Dômes

La belle arête...

....avec la face sud ouest du Mont-Blanc au fond
Un enchaînement de pentes soutenues, magnifiques

En se présentant au téléphone, je reconnais son accent suisse-allemand : André est guide aussi, il vient de l’Oberland bernois, au centre de la Suisse, et son français est proche de la perfection. En fait, il compte se rendre dans le massif du Mont-Blanc avec un groupe de skieurs-alpinistes et il cherche un guide du coin pour l’accompagner, son groupe étant un peu nombreux. Je l’assiste donc au mieux que je peux dans le choix de la course.

 

 

 

Bien vite, nous tombons d’accord sur les Dômes de Miage. Nous laissons les voitures aux Contamines pour commencer la marche d’approche. Après une heure de marche (par manque de neige à cette saison), on rejoint les grosses coulées d’avalanche qui ont traversé le chemin et qui nous permettent de chausser les skis. Après la pause déjeuner chez Marielle, gardienne du refuge de Tré-la-Tête, nous reprenons notre route en direction du glacier. Nous franchissons un passage délicat dit « du Mauvais Pas » à pied, par manque de neige. Une fois le glacier atteint, on suit ses pentes larges et peu inclinées jusqu’au dernier ressaut raide qui mène au refuge. Là, la chaleur et les déjà 1300 mètres de dénivelée avalés depuis ce matin se font sentir chez certains d’entre nous. En plus, la neige s’est gorgée d’eau, elle est « pourrie » et cède quelquefois sous les skis. On atteint bientôt la bâtisse moderne et confortable des Conscrits. Bernard et Christiane sont en cuisine pour nourrir les quelques 45 randonneurs qui sont là aujourd’hui, la plupart ayant pour objectif...les Miages et la fameuse descente du glacier d’Armancette...

 


 


Le lendemain matin, je me lève, il est 5 heures et un rapide coup d’œil à la fenêtre me renseigne sur les conditions : grand beau ! Tant mieux ! Les conditions de regel de la nuit ont été excellentes : la neige est dure et lisse. Les couteaux sont vite adaptés aux skis dès que la pente se redresse…En effet, je décide de m’écarter de la voie normale et de la « foule » en choisissant la voie des Patogas, variante qui permet également de rejoindre le col des Dômes mais grâce à une ligne plus directe, plus courte et donc plus raide. Les gaillards derrière moi sont des solides, ils suivent sans problème.  L’arrivée au col est splendide, la vue se dégage de tous côtés, et devant nous se dessine l’une des arêtes les plus esthétiques du massif. On range à nouveau les skis sur le sac, je sors piolet, corde et crampons et nous commençons son ascension. Elle est étroite mais une bonne trace facilite la progression. Derrière mes compagnons de cordée apparaissent la gigantesque face sud-ouest du Mont-Blanc et l’interminable arête du Brouillard. Sur notre gauche, tout le bassin de Tré-la-Tête et ses belles faces nord s’offrent à notre regard. Celui-ci ne peut s’empêcher de plonger à droite, attiré  par ce vide de plus de 2500 mètres qui se creuse sous nos pieds, jusqu’à atteindre le vert tendre de la vallée des Contamines, contrastant ainsi avec le blanc lumineux des glaciers alentours. On arrive alors au 2ème dôme le plus élevé, à 3673m. Il est à peine 10 heures du matin, nous sommes seuls sur ce belvédère pour continuer notre contemplation... et entamer une partie du pique-nique. En fait, une seule cordée est devant nous, déjà bien engagée dans la descente. Il faut d’ailleurs songer à la nôtre, à la récompense.


 


 

Après une première pente douce, je vois la pente disparaître très vite devant mes spatules : je suis en haut du Grand Mur, la partie raide de l’itinéraire où la faute est à éviter. Je briefe gentiment mes skieurs (tous très bons, avec un fort passé de slalomeurs et géantistes, donc je me méfie…). Quelques 10 cm de poudreuse repose sur une base dure : juste parfait. Sur notre gauche, au travers du col de la Bérangère, on aperçoit les montagnes du Beaufortin, et après un léger replat, la pente plonge à nouveau entre 2 grandes crevasses. Derrière moi, avec de bonnes distances entre eux pour ne pas se gêner, ils sont tous à fond, en grandes courbes, en godilles serrées, ça balance un peu les bras « à la Body Miller » mais ça tient debout. Ouf ! Murs après ressauts, on enchaîne les virages sur ces pentes qui n’en finissent pas. J’essaye de trouver les parties les plus raides, quelquefois en allant frôler une zone de crevasses. Derrière moi, mes 7 gaillards suivent et apprécient chaque virage de cet itinéraire exceptionnel. Le cadre décidément « haute montagne », l’esthétisme des arêtes sommitales, le panorama digne d’un grand sommet, et cette descente soutenue, en excellentes conditions font de ces instants que l’on oublie pas ! Merci à toute l’équipe suisse-allemande et à André ! Et à tout bientôt ! Alex

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Le 23 avril 2006 : Le couloir Marinelli

Et voici la bête !

L'arrivée au col Gnifetti, 4570m

Les premiers virages...

...dans une neige de cinéma
Passage de la rimaye
Antoine va chercher les raides contre-pentes...

...tandis que Luis se lance dans du free-style à 4000m...

...et j'essaye de suivre

Alors, ça vous tente ?...

4 ans ! 4 ans de patience et d’observation des conditions du couloir pour enfin, hier soir, recevoir LE coup de téléphone du « local » du coin : il canalone è eccellente, è tutto buono ! A peine revenu d’un « Mont-Blanc à ski », le temps d’une douche, d’attraper mon sac et nous roulons sur l’autoroute de Milan, puis au nord en direction du col du Simplon, frontière avec la Suisse, et 3 heures plus tard, on aperçoit la gigantesque face sud du Mont Rose qui nous surplombe de plus de 3000 mètres, au dessus du village de Macugnaga. Le couloir est caché par des gros nuages présents sans doute en raison du soleil qui a dû chauffé les pentes toute l’après-midi. La surprise n’en sera que plus grande demain matin. La météo est excellente : du grand beau, frais le matin, doux l’après midi. 

 

 

Pas besoin de réveil aujourd’hui, l’excitation est bien là, à son maximum. Grâce à Antoine et à son pouvoir de persuasion, malgré notre réservation tardive de l’hélico, on profite ce matin de la 2ème rotation, à 8h30, détail important vu l'orientation (sud) de la face et donc d'une neige qui va se réchauffer très vite. Déjà, sur le parking, je reconnais des têtes connus, deux guidos de Chamonix, accompagnés d'amis, clients, copine. On se salue de loin l'hélico approchant rapidement. Accroupis près des skis, on baisse la tête sous les rafales de vent soulevés par les pales de la machine. Matos et skieurs embarqués, c'est parti pour 7 ou 8 minutes de vol dans l’un des coins les plus spectaculaires des Alpes !

 

Jugez plutôt : la paroi fait  plus de 7 kms de large et 3 kms de haut et déjà, au bout de quelques secondes, on survole une pente soutenue, régulière dont les lignes parallèles sont tracées par des alignements de séracs, d’éperons, de glaciers suspendus, et le tout quelquefois noirci par une barre rocheuse. Mais au milieu de cet univers complexe, très vite la ligne évidente du couloir nous apparaît . Une ligne aussi pure ne pouvait que nous sauter aux yeux. L’émotion d’être là…j’ai des frissons et je souris, largement, sans retenu. Le pilote m’indique le passage de l’Epaule qu’il ne faut pas rater à la descente, une zone de séracs où il faudra passer sans traîner… Toute la pente est avalée en quelques minutes, nos yeux sont rivés sur ce couloir qui défile sous les patins de l’hélico. Bientôt, on atteint la dernière barrière de séracs et la machine s’aligne face à la vallée de Zermatt pour se poser au col Gnifetti, après un dernier tour face à la plaine du Pô qu’on devine derrière la brume du matin. On débarque les skis, on s’accroupit et après un pouce tendu vers le pilote, on voit la machine plonger littéralement dans la face sud. Et après le fracas du rotor, le silence…à 4465 mètres au-dessus de la mer !

 

Quelques pas dans une neige soufflée nous amènent au sommet de l’itinéraire et sans plus attendre, nous basculons à notre tour dans la face. Neige poudreuse, 30 à 40 cm, la pente n’est finalement pas si raide en comparaison de l’impression que les photos nous donnaient. On respire, on se détend et on « lâche » un peu plus les courbes. Contournement d’un gros sérac, passage de la rimaye en trace directe, fin de la traversée sous la Pointe Dufour et nous voilà dans l’axe du couloir proprement dit. Il nous reste 2000 mètres à skier et on va en apprécier chaque virage. Le cadre est grandiose, très alpin, très « haute montagne ». Chacun notre tour, on s’applique à laisser nos plus belles traces dans un rêve qui est devenu réalité. On se regarde et on repart, ces pentes semblent infinies et les brumes du matin nous cachent parfois le glacier du Belvédère, encore bien bas, tout au fond de cette perspective que nous offre les lignes du couloir. Pourtant, la neige se transforme et la poudreuse froide du haut de l’itinéraire laisse place à une base dure saupoudrée des quelques centimètres de neige déposés dans la nuit. Le couloir se rétrécit entre une vague arête de terrain mixte sur notre gauche et une cascade de séracs en rive droite. La pente devient un peu plus forte, c’est la partie raide de l’itinéraire, ne dépassant pas 40° à mon avis. Et perdant encore de l’altitude, on arrive à l’épaule qu’il nous faudrait rejoindre selon les dires du pilote, mais l’axe du couloir est sous nos pieds, il nous attire irréversiblement et nous savons que la sortie sur le glacier du Belvédère « passe». Après une rapide concertation, c’est le choix de la ligne classique, pure, directe qui est pris.

 

Nous terminons ces 500 mètres dans une neige de printemps facile à skier. L’air se fait plus riche en oxygène, nous profitons de ces derniers virages en skiant tous ensemble, chacun dans sa bulle de plaisir, les virages sont plus larges, plus rapides et notre plaisir ne fait que croître à chacune de ces courbes….jusqu’en bas ! Antoine, Luis, Seb, merci d’avoir été là. Ce fut décidément une journée que l'on oubliera pas de sitôt ! A l'année prochaine pour ceux que l'aventure tenterait... Alex

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21 et 22 avril 2006 : Ascension du Mont-Blanc – Descente par la face nord

Arve à l'échauffement, sous le col de Beugeant

Petite pause à l'épaule du Tacul

Aux premiers rayons du matin, Arve est à mi-pente du Mont-Maudit

Dans les 500 derniers mètres....
Au sommet, sur la 1ère marche du podium !
Dans la face nord

Seracs

Encore quelques beaux virages malgré la fatigue

Arve est norvégien, passionné de montagne, il parcourt les montagnes de son pays pendant son temps libre… en ski de fond. Désireux de connaître le ski de randonnée, il s’inscrit dans un groupe d’américains pour réaliser la fameuse Haute Route qui relie Chamonix à Zermatt en 6 jours. Une semaine plus tard, non content d’avoir parcouru la Classique des Classiques, et de surcroît acclimaté  à l’altitude, il décide d’un dernier challenge avant son retour au pays : l’ascension du Mont-Blanc et la descente en ski du sommet.

 

 

 

On se retrouve jeudi matin à la benne de la Flégère pour une rando d’évaluation. Avant de décider de l’emmener là-haut, je veux savoir si ce grand costaud tient sur ses skis ! Au col de Beugeant, une traversée délicate en crampons me montre qu’il est plutôt à l’aise dans ce genre de terrain. Malgré une nuit arrosée « à la viking », Arve tient le rythme un peu soutenu que je lui impose. A la descente, la neige est plutôt bonne mais changeante et il sait adapter son style et sa vitesse. Bien, très bien, l’examen est concluant, le type agréable, on devrait passer un bon moment là-haut.

 

 

Après une courte mais confortable nuit au refuge des Cosmiques, le réveil sonne à 3 heures moins dix. Le petit-déjeuner se passe, échange de peu de mots, les sacs sont bouclés, la frontale en place sur le bonnet, nous quittons la douceur du refuge que l’on apprécie même plus à cette heure indue de la nuit. Nous sommes seuls, les autres cordées sont parties 2 heures avant nous, tant mieux, je préfère ça ! La montée jusqu’à l’épaule du Tacul se fait entièrement skis aux pieds, ce qui n’est pas si courant, et en tout cas bien agréable. On « casse une croûte » à l’épaule du Tacul et le ciel commence à s’éclaircir timidement, alors que Chamonix quelques 2200 mètres plus bas dort encore. On se laisse glisser vers la base du Mt Maudit et bientôt, on doit quitter les skis pour les accrocher sur le sac, tout en ajustant les crampons aux chaussures de ski. Encordés, piolet à la main, on gravit les raides ressauts de neige très dure qui mènent à la base du col du «Maudit ». A l’est, les aiguilles du Diable se détachent sur un ciel qui commence à jaunir, moment magique mais froid. Bientôt, les premiers rayons du soleil vont nous donner cette fausse impression de nous réchauffer alors que nous sommes à 4300m d’altitude et qu’il est à peine 7h du matin ! La pente qui donne accès au col est soutenue, mais en neige. Arve se débrouille bien (sauf qu’il a perdu son crampon tout à  l’heure parce que mal ajusté à sa chaussure, et je ne me suis pas empêché de bougonner en lui réglant, accroupi dans la neige !), il commence à souffler un peu et je ralentis le rythme. Au col de la Brenva, nous sommes au pied de la dernière difficulté et pas des moindres : il reste 500 mètres de dénivelée à gravir pour atteindre le sommet et ce sont les plus difficiles, pour tout le monde. L’air est moins riche en oxygène, le petit-déjeuner est loin, on a déjà presque 1000 mètres dans les pattes et à cette altitude, ces mètres paraissent des kilomètres ! La neige est trop dure pour évoluer les skis aux pieds, d’ailleurs c’est presque de la glace à certains endroits. On garde les crampons et on continue, mètre après mètre. Arve me dit qu’il en bave, mais qu’étonnamment il adore ça ! On  laisse les Petits Rochers Rouges sur notre droite et lentement on continue l’ascension. Parfois, je sens la corde se tendre derrière moi et Arve, le buste courbé sur ses bâtons reprend son souffle, cherche l’air par de grosses inspirations. Après une poignée de secondes, sans rien dire, j’avance à nouveau, la corde se tend et la cordée se remet en route. Au bout d’un temps qui paraît trop long, la courbe du terrain s’infléchit enfin, je relève la tête et je sais alors que l’on est plus très loin du sommet. Je souris, je suis content pour Arve qui, malgré une très courte expérience en ski de rando et en alpinisme va bientôt fouler le sommet, un peu plus de 7 heures après avoir quitté le refuge des Cosmiques. Il a vraiment bien marché parce qu’il est costaud, fort dans sa tête et qu’il connaît la montagne. C’est grâce à cette expérience qu’il accumule depuis des années sur les petites montagnes de son pays qu’il peut aujourd’hui puiser la force, l’humilité, l’énergie et le calme dont il a eu besoin pour se hisser jusqu’ici. Bravo Arve !

 

11h15, altitude 4810 : ça y est, c’est la fin, le sol est plat sous nos pieds et à 360° une mer de montagnes s’étend sous nos yeux. J’attire Arve dans mes bras et le félicite chaleureusement. C’est peut-être la 15 ou 20ème fois que je foule ce sommet et c’est la même émotion qui m’envahit et à chaque fois l’expression de Gaston Rébuffat me revient en mémoire : Un monde au-dessus du monde. Arve est heureux, moi aussi, tant mieux. On mange, on boit, quelques photos, je vais voir comment est la neige au départ de la face nord…. Un peu dure mais skiable. Allez, c’est parti !

 

 

C’est la première fois que je descends cette face nord du Mont-Blanc skis aux pieds, elle est en effet rarement en bonnes conditions, le froid et le vent rendent ces pentes souvent verglacées. Mais aujourd’hui, à part les 3 ou 4 premiers virages où je demande à Arve d’être vigilant, le reste est poudreux, agréable. On enchaîne les courbes au milieu d’un univers impressionnant, contournant de gigantesques édifices de glace, traversant vite sous d’énormes barres de séracs, et sur notre gauche défilent les 2 belles meringues de l’arête des Bosses sur laquelle cheminent doucement quelques alpinistes minuscules. Arrivés au Petit Plateau je ne fais que constater ce que j’ai aperçu tôt ce matin à la montée : une très, très grosse avalanche de séracs a balayé entièrement l’itinéraire sur 300 mètres de large et autant de long, ça fait froid dans le dos. On mettra à peine plus de 3 minutes à traverser ce chaos de blocs et de débris. Ceux qui ont choisi cet itinéraire à la montée y ont passé une heure ou plus, la trouille au ventre ! Suivent ensuite de belles pentes régulières où, en s’échappant un peu de l’itinéraire classique, on trouve une neige légère que l’on ne se lasse pas de tracer. Il fait chaud en arrivant à la hauteur du refuge des Grands Mulets à 3000 mètres d’altitude. Le plus gros de la descente a été avalé en une petite heure et demie depuis le sommet. Il me faut rester sur mes gardes à la traversée de la Jonction, où de fragiles ponts de neige enjambent les crevasses. On croise une multitude de randonneurs qui montent depuis la gare intermédiaire du téléphérique de l’aiguille du Midi, en plein cagnard. Cette vision ne fait que redoubler notre bonheur de glisser sans effort dans le sens contraire, le sommet derrière nous, l’impression d’être parti il y a très longtemps… On s’arrête à la buvette de la gare du téléphérique, une grande bière chacun, et on poursuivra ainsi le reste de la journée, sur un petit nuage…

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14-16 Avril, 2006 : 3 jours autour du Grand Combin

Le Mont Vélan depuis la cabane Valsorey

2ème jour : en montant vers le col du Meitin

'spindrifts' ou coulées de neige dans le mauvais temps

En quittant la cabane de Pannossière le 3ème jour : Grand Beau !
Seuls sur ce grand glacier
Guillaume débouche au col de Boveire

Descente sur le glacier de Boveire

Jean est un fidèle et, chaque année, il se donne la peine de motiver les uns et les autres pour venir faire quelques jours de randonnée à skis en altitude. Après avoir visité une partie du massif de l’Oisans l’année dernière, ils sont 4 cette année à accepter de me suivre sur le tour du Grand Combin, dans le Bas-Valais, pas loin de Verbier. L’itinéraire est sauvage, exigeant parce que certaines étapes sont longues, certains passages raides, mais le décor hautement alpin vaut ces efforts.

 

 


 
La cabane Valsorey et René, son gardien, nous accueillent sur son promontoire rocheux dominant toute la vallée avec vue imprenable sur le Mont Vélan juste en face et le massif du Mont-Blanc à l’ouest. Au soir de ce 1er jour long et chaud, les visages sont un peu marqués, il faut que les corps s’habituent à nouveau à l’effort, à l’altitude, à la brûlure du soleil, aux conversions mal aisées dans les pentes raides. Il faut rentrer dans ce monde avec humilité, calme et motivation…

 

 


Le lendemain matin, la pente se fait très vite soutenue. On a mis les « couteaux » (sorte de crampons adaptés aux fixations des skis pour améliorer la tenue et l’accroche sur neige dure) dès la sortie du refuge. Les conversions se font de plus en plus techniques avec une pente qui se redresse encore. On arrive finalement au col du Meitin, à 3611m. Jean et les autres affichent un grand sourire : tous arrivés au col, ils se sentent physiquement mieux qu’hier mais l’avant du front de la dépression est déjà sur nous, il y a un peu de grésil, du vent et la visibilité se réduit à quelques dizaines de mètres…ambiance haute montagne. Sur l’autre versant, la pente de neige est raide et on va assurer le coup en la dérapant sur une centaine de mètres. Maintenant le brouillard  nous enveloppe et affublé de boussole, altimètre et carte, je découvre pour la première fois ce glacier de Corbassière qui descend régulièrement vers la cabane du même nom, encore bien loin. J’aime parcourir un endroit pour la 1ère fois. Après la récolte des informations auprès des locaux (guides du coin, gardiens de refuge) ainsi qu’auprès des copains guidos qui y ont traînés leurs crampons ou leurs spatules, je prépare la course, carte et crayon à la main. Et le lendemain lorsque je franchis une arête ou un col,  je découvre une nouvelle vallée, un angle nouveau sur le Mont-Blanc ou tout simplement une nouvelle descente en neige fraîche que je n’avais jamais parcouru auparavant. Hélas ce matin, on ne verra pas grand chose de ce glacier, la visibilité ne s’améliore pas et on arrive à la cabane sous une bonne averse de neige mouillée après un parcours glaciaire qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables : brouillard et neige lourde, voire croûtée par endroit, bref, demain sera un autre jour. Après une après-midi occupée à faire sécher les affaires, à manger et à dormir, on se remet à table pour le dîner.

 

 


5 heures du mat : dehors, la tempête souffle et il neige « à l’horizontale »…je me recouche sans état d’âme… Mais à 7 heures, malgré des prévisions météo peu optimistes, il fait grand beau, ou presque. Quelques nuages accrochent encore les montagnes mais la lumière est cristalline, les contrastes du bleu foncé du ciel et le blanc éblouissant des glaciers sont la récompense de notre patience. Aujourd’hui sera une belle journée : en quittant la cabane, l’air est frais et limpide, on se laisse glisser par une grande traversée le long de la moraine du glacier que l’on traverse ensuite dans toute sa largeur, au pied de la face nord du Combin de Corbassière. L’objectif est de rallier le col de Boveire, à 3490m. De là, nous basculerons sur le versant ouest de la montagne pour descendre sur le village de Bourg-St-Pierre, point de départ de notre « voyage », et la boucle sera bouclée. Pour le moment, j’ouvre la route dans une neige immaculée, pas une trace, pas un randonneur à l’horizon : nous sommes seuls sur cette grande étendue de glace, surplombés par l’impressionnante face nord du Grand Combin, tourmentée par des barres de séracs qui brillent au soleil. C’est un instant magique que d’évoluer au milieu de ce monde dans un silence presque absolu, à l’exception du léger chuintement des peaux qui glissent sur la neige.

En arrivant au pied du col, je trouve que la petite pente raide qui y donne accès est bien chargée. J’aime pas ça. Je vais voir. Je suis au col, la neige s’est déjà tassée avec le soleil d’aujourd’hui et le danger semble écarter ; je les fais monter un par un. Sur l’autre versant, les nuages viennent et se dissipent, le glacier de Boveire se couvre et se découvre au gré des bancs de brumes qui montent de la vallée. Les quelques éclaircies me permettent d’entrevoir quelques grosses zones de crevasses qu’il faudra soigneusement contourner à la descente, mais aussi je vois que de ce côté-ci non plus, pas une trace ne raye ce glacier, recouvert d’une bonne vingtaine de centimètres de la neige tombée hier après-midi et cette nuit !
 
Le départ du col est raide et j’installe une corde pour « mouliner » l’équipe un peu plus bas où la pente se couche un peu. Traversée de la rimaye sans encombre dans une couche épaisse de poudreuse. Cette descente s’annonce très, très bien. Entre 2 nuages, Fabrice et Jean « se tirent la bourre », l’un en godille rapide, l’autre en virages plus arrondis, plus larges, plus « free-ride », le tout ponctué de grandes exclamations jubilatoires. Aymar a les jambes fatiguées mais regagne vite du poil de la bête en perdant de l’altitude et retrouve bientôt ses vieux souvenirs de bon skieur. Guillaume, égal à lui même à la montée comme à la descente, paraît toujours content, plutôt à l’aise dans toutes les conditions,……sauf peut-être dans les conversions un peu techniques ! Après la poudre du haut de l’itinéraire, une section de neige lourde nous surprend un peu. Malheureusement, les nuages de la nuit n’ont pas permis un bon regel du manteau neigeux et la fin de la descente s’effectue sur une neige bien pourrie et gorgée d’eau, mais qu’importe, les 3 jours furent un cocktail de terrains, de temps, de couleurs, d’efforts, de repos mérité, de ciel bleu, de vent ou de grésil, de poudreuse et de neige pourrie, d’instants forts passés en haute montagne, en bonne compagnie.

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Mi-Avril : Huw & Alison entre free-ride et ski de rando

Alison sous le couloir Couturier de l'aiguille Verte

Alison & Huw vers le col du Chardonnet

Huw remontant la combe de la Moline, la Grivola au fond



Huw & Allison profitent une fois de plus d’une poudreuse de rêve aux Grands Montets, ainsi que d’une montée tranquille vers le col du Chardonnet, histoire de faire du sport tout de même ! Et un peu plus tard, Huw est seul cette fois-ci à remonter avec moi la sauvage combe italienne de la Moline, une de ces journées de printemps ou le ciel et la neige s’offrent à nous sous leurs plus beaux atours !

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Début Avril : des conditions hivernales pour enchaîner 2 belles pentes...

Julien à mi-pente du couloir Gervasutti à la Tour Ronde

Manu, Julien et Dimitri dans le couloir d'accès à La Noire

Neil dans le haut de la pente

Julien
Manu en télémark : la grande classe

Neil, Julien et moi croisons Manu et Dimitri au couloir Gervasutti à la Tour Ronde. Hélas le soleil de fin de journée a déjà chauffé les pentes du couloir, ce qui nous vaut de skier cette belle ligne en assurant au maximum nos virages sans trop de plaisir dans cette neige croûtée. Pourtant il s'agit d'un beau couloir de 350m à 40-45° de moyenne dans lequel j'avais fais un premier parcours dans un mètre de neige fraîche, il y a bien longtemps. Aujourd'hui, l'ambiance n'est pas la même. Il faut aller se rassasier ailleurs. Très vite, on décide de se diriger vers l'aiguille de la Noire, sommet satellite sous la Dent du Géant.

En remontant les pentes vers le col des Flambeaux, nous croisons un collègue qui nous donne le tuyau : apparemment, la variante de droite "passe". Il s'agit de la pente qui fait face au refuge du Requin et qui est rarement skiable en raison du manque d'enneigement.... Qu’à cela ne tienne, nous voilà partis, skis sur le sac et crampons aux pieds, remontant le raid couloir d’accès à la pente. A la sortie, on casse une croûte devant le panorama du haut de la vallée Blanche dont décidément, on ne peut se lasser, surtout par des journées pareilles. Sous nos pieds, la pente plonge à un bon 40° d’inclinaison. 30 à 40 cm de neige fraîche sont tombés dans la nuit. C’est magique : la bonne raideur, une pente large, de la neige poudreuse et du soleil : la journée parfaite, si on oublie la descente du « Gervasutti » ce matin…Et puis sur la fin de l’itinéraire, une petite barre rocheuse de 2 ou 3 m de haut nous barre le passage. J’installe un « corps- mort » (sorte d’ancre à neige que je confectionne avec une paire de skis et autour de laquelle j’attache une sangle et un mousqueton, et enfin une corde à double pour franchir l’obstacle en rappel) avec les skis de Julien qui lui, en jeune free-rider, va nous bluffer avec un saut parfait et impressionnant !!

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26-31 Mars ou la pire semaine météo de l'hiver...

Kenneth & Max sous le sérac de la Vierge

Neil sous la Dent du Géant

Au départ de la cabane d'Arolla

Les Mont Rouges d'Arolla
Au-dessus du col du Simplon

Cette bande d'anglais n'a décidément pas de chance, une fois de plus. Comme l'année dernière, Neil et moi nous cassons la tête tous les soirs pour trouver un objectif pour le lendemain en dépit de conditions météo catastrophiques sur toutes les alpes environnantes…. Et bien figurez-vous qu’à la fin de la semaine, on était content de nous ! Et oui, en toute modestie, on considérait d’un commun accord qu’on avait fait du bon boulot durant ce qui s’est avérée la pire semaine de l’hiver.

 

 

 

 

 

En effet, après la seule véritable journée de beau temps au col d'Argentière, on arrive le lendemain à faire d'excellents virages le long du sérac de la Vierge, alors que le début de la Vallée Blanche était tout simplement IN-SKI-ABLE ! On continue même à tracer nos courbes dans la Vallée Noire (rive droite de la Vallée Blanche) en exceptionnelle condition cette année. A Arolla, il tombe 70 cms de neige dans la nuit. La seule éclaircie en 36 heures nous aura permis d'apercevoir un bref instant les magnifiques Monts Rouges d'Arolla, et c'est tout. Ceci dit : excellente neige à skier à la descente, après une trace à la montée éprouvante...Bon ok, le lendemain fut ce que l'on appelle une journée de transition : on se mouille jusqu'aux os au Brévent avant de prendre la route en direction du col du Simplon. On se réveille avec la tempête, mais le ciel s'ouvre 2 heures plus tard : de beaux virages dans un décor grandiose...

 

 

 

 

Au total, quelques belles traces, et un enseignement : il faut toujours profiter d'un endroit très central comme la vallée de Chamonix pour s'en échapper régulièrement afin d'aller trouver ailleurs belle neige et beau temps !

 

 

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2 jours de rando sur la frontière italo-suisse



Cyril & Alexandra dans le couloir d'accès à la brèche





Alexandra et Cyril m’accompagnent pour 2 jours de randonnée à partir de l’Hospice du Grand Saint Bernard sur la frontière italo-suisse. Cyril, fraîchement arrivé de Paris est tout feu tout flamme : c’est effectivement un très honnête joueur de foot qui s’entraîne régulièrement mais l’altitude met souvent un bémol à l’ardeur de ces jeunes sportifs parisiens. Et pour Cyril, ce ne fut pas exception. Le deuxième jour, on l’entend moins et gentiment, il suit dans les talons d’Alexandra vers la brèche d’Anibal…Alexandra, courageuse et silencieuse malgré des ampoules qui la font souffrir accepte l’effort avant la récompense : la descente bien sûr. Malheureusement, en raison d’un fort vent du nord qui a soufflé une bonne partie de la nuit, la neige est croûtée… Pourtant, grâce à la bonne humeur de chacun, on a passé de bons moments sur la montagne, ou autour de la flasque de génépi à côté de la chapelle de l’Hospice, ou autour du grand verre de bière qu’on s’est payé au retour…

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Une très belle journée à Super Saint Bernard

La bande

Venté mais tellement bon

Ca se raidit en fin de journée

Le couloir donnant accès à cette belle pente
Malgré le vent, une magnifique journée

Eric et moi accompagnons une joyeuse bande de free-rideuses scandinaves, toutes plus adorables les unes que les autres. Il a malheureusement beaucoup soufflé la nuit dernière et les grandes pentes évidentes du coin ne sont pas en bonnes conditions. Mais l’expert local Eric va nous dénicher des fabuleuses combes, pentes raides et épaules abritées du vent et qui nous gratifieront d’un excellent ski, non stop toute la journée ! Regardez plutôt !

 

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6 Mars 2006 : Point de printemps ! L'Hiver, le Vrai est bien là !

Encore du grand beau temps...

...mais les nuages remontent sur le cirque d'Argentière...

...ça n'a pas l'air de gêner William...c'est tellement bon !



Après 4 jours ininterrompus de gros mauvais temps, la montagne s'est réveillée ce matin entièrement drappée de sa plus belle couleur : blanc ! du blanc de partout même sur les faces rocheuses les plus raides. Et sur les pentes abritées du vent, une énorme couche de poudreuse s'est déposée, rien que pour nous, pour notre plus grand plaisir bien sûr !...Et une fois de plus, cet instant magique a éléctrifié tous les skieurs, l'excitation, l'adrénaline, la joie tout simplement d'être au bon endroit, au bon moment. Voilà, déjà trop de bla-bla, je vous laisse imaginer le reste avec ces quelques photos... A bientôt,

Alex

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25 janvier : Bienvenue dans l'Hiver 2006 !

En route pour Cogne, le versant italien du Mont-Blanc

Dans la 2ème longueur de 'Candelabro delle Coyote'

1er Janvier 2006 : Je vous souhaite une très belle année 2006

Descente depuis le col de Bérard. Nous étions seuls ce jour là !
Jim dans les derniers mètres de 'Déferlante' en rive gauche du glacier d'Argentière, pas si facile !
Jim est caché au dernier relais de 'Errance' dans les gorges des Eaux Noires, Suisse

Nous voici déjà à la fin du mois de janvier et pourtant ce n’est encore que le tout début de la saison hivernale, et elle s’annonce belle cette saison au vu des conditions du mois écoulé.

D’importantes chutes de neige depuis début décembre ont constitué un épais manteau de neige à Chamonix (30/40cm) et qui, grâce à un froid constant (-10°/-15° les matins), est toujours là. Les conditions de ski ont donc été très bonnes à moyenne et basse altitude.

Plus haut, un automne sec suivi d’un début d’hiver venté ont accentué le déficit neigeux sur les glaciers. Certains sont aujourd’hui skiables avec cependant encore beaucoup de crevasses.


Ce froid a permis aux glaciéristes de pratiquer l’escalade de cascades de glace dans tout

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