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L’esprit :
A contre-courant d'une société où tout est quantifié, légiféré, normalisé, justifié et consommé, l'alpinisme est un acte inutile, du domaine du rêve et de l'incertain. Il implique en toute circonstance de savoir s'adapter à un milieu naturel capricieux et d'accepter la notion de risque partagé. Le domaine de la haute montagne, ce monde au-dessus du monde comme le décrivait Gaston Rébuffat, est un espace rare sur notre planète : un espace de grande liberté. Rien n’entrave la voie de l’alpiniste dans sa quête vers les sommets… rien d’autre que la montagne elle-même. En effet, elle cache des dangers dits « objectifs » face auxquels nul n’est infaillible : chutes de pierres, avalanches, orage. Vous promettre de vous y conduire « en toute sécurité » serait malhonnête. En revanche, ce dont je puis vous assurer, c’est de minimiser ces risques autant que possible grâce à mon expérience, mes capacités de jugement, ma connaissance du terrain et des moyens matériels adéquats.Chamonix est à la croisée de 3 des principaux pays de l’arc alpin : la France, l’Italie et la Suisse. Régulièrement, je traverse une frontière pour profiter de meilleures conditions météorologiques. Le mauvais temps peu en effet entraver le bon déroulement d’une journée ou d’un stage. Ma connaissance des massifs environnants me permet toujours de vous proposer des solutions de rechange et d’assurer ainsi à chacun la concrétisation de ses rêves.
Bienvenu(e)s en montagne !

Coucher de soleil sur la Pampa de Patagonie, Argentine
La Décision :
Lors d’un cours de gestion à l’université, un de mes camarades me raconte avec enthousiasme ses aventures de chasseur alpin lors de son service militaire. Quelques mois plus tard, moi aussi j’avais la « tarte » sur la tête et les skis aux pieds. Pendant un an, presque tous les jours, nous courrions la montagne à pied ou à ski au sein de la Section de Renseignement affectée au 7ème Bataillon de Chasseurs Alpins à Bg St Maurice (73). A une semaine de la « quille »et donc de mon entrée dans la vie active, je me posais la question : dois-je rentrer à Paris pour y tenter de trouver un travail ou je décide de rester dans les Alpes pour faire durer le plaisir ? J’avais 23 ans et je venais de découvrir la vie au grand air au milieu des montagnes, un véritable nouveau monde s’était ouvert à moi à mon plus grand bonheur. Déjà, je passais de nombreuses permissions à Chamonix où je me perfectionnais dans l’alpinisme, l’escalade, le ski de randonnée et le ski en général.. Je ne me rappelle pas avoir hésité longtemps avant de répondre à cette question. Après avoir été vendeur dans un grand magasin spécialisé dans les articles de sport à Annecy et banquier à Genève, je décidais de m’installer « définitivement » dans la vallée de Chamonix avec mon diplôme de guide délivré par l’Ecole Nationale de Ski et d’Alpinisme. C’était en 1998.

Sur le Hielo Patagonico Sud, Patagonie – Argentine
Le métier de guide à Chamonix et ailleurs :
Depuis, j’exerce mon métier avec toujours autant d’enthousiasme et de passion. Je passe le plus clair de mon temps dans la fameuse vallée. Cependant, régulièrement, j’aime m’échapper de la tumultueuse chamoniarde et profite de la proximité des vallées voisines pour y pratiquer un ski ou un alpinisme plus discret, plus reculé, plus sauvage parfois. Découvrir pour la première fois un itinéraire, une montagne, la vue de l’autre côté d’un col m’excite toujours et je crois partager cette excitation avec les gens qui m’accompagnent. Et si cette quête de « la première fois » me pousse vers des massifs extra-européens, alors l’aventure prend un sens encore plus fort. L’automne est pour moi l’occasion de quitter la vallée pour une longue période. La première fois fut en septembre 1991 : pendant presque 2 mois, Xavier et moi nous sommes immergés dans la Cordillère Royale en Bolivie. Ce voyage devait être le premier d’une longue série. En effet, je n’ai eu de cesse de retourner sur la Cordillère des Andes, plus particulièrement en Argentine. Après y avoir séjourné à 2 reprises dans les années 80/90, j’y suis retourné dans le cadre de plusieurs expéditions entre le nord dans la province de San Juan et l’extrême sud sur les sommets battus par les vents de la Patagonie. En 2001, associé à 2 amis argentins, nous avons mis sur pied un bureau de guides, Meridies avec lequel j’ai collaboré ensuite durant 2 saisons. J’avais besoin de voir ailleurs ce qui se passait, ce qui se grimpait en dehors de cette sacro-sainte vallée de Chamonix. Alors je suis reparti pour un an cette fois à Canmore dans les Rocheuses canadiennes tout près du Banff National Parc pour y pratiquer à nouveau le métier de guide au sein de Yamnuska Mountain Adventures. Formidables voyages, splendides montagnes, des horizons différents tous les jours, des compagnons de cordée de grande valeur, que du bonheur !!

Dans le massif des Bugaboos, Canada
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